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lundi 14 novembre 2011

Pour en finir avec le buzz (épisode 2)

S'il faut retenir une seule page du livre deTitiou Lecocq et Diane Lisarelli publié ces jours-ci aux éditions Robert Laffont et intitulé "Encyclopédie de la web culture", c'est sans aucun doute la page 32. Celle qui donne la définition de "Buzz", sous-titrée "Mot interdit".
La définition est courte, concise, précise et mériterait sans doute d'être affichée dans toutes les rédactions du pays. Amusez-vous à taper "fait le buzz" dans Google actu et vous comprendrez vite de quoi je parle.
Toujours est-il que les auteures ont surligné en bleu cette phrase qui marche aujourd'hui très bien avec "buzz", mais qui a aurait eu un succès fou il n'y a pas si longtemps avec "Au jour d'aujourd'hui", "Acter" ou "Impacter". La voici :
A en croire les médias, aujourd'hui tout "fait le buzz", si bien que plus rien ne le fait.
Et la définition se termine ainsi :
En pratique, le principal intérêt de l'entrée du mot dans la langue française se limite aux points qu'il peut faire gagner à celui qui le posera sur un plateau de Scrabble (à l'aide la lettre joker). L'intéressé fera alors le "buzz" auprès de ses amis. 
Pour en finir avec le buzz (épisode 1)

mercredi 1 juillet 2009

Aujourd'hui, tous blogueurs


En lisant tout à l'heure un post de Benoit Raphael, redac chef du Post.fr, je me suis demandé un instant s'il n'avait pas raison.. Après tout, a-t-on encore besoin de l'AFP ? Sur le web on trouve toutes les infos, souvent avant même que l'AFP ne les donne. Et Raphael racontait comment certains titres de PQR se posent très sérieusement la question de savoir s'ils ne vont pas se passer des services de l'Agence France Presse.
Pourtant, j'ai toujours pensé qu'il n'y avait que deux sortes de journalistes : les agenciers et les localiers. Point barre. Les porteurs de micros et les hommes ou femmes troncs derrière des prompteurs pratiquent un autre métier.
Oui je sais : je ne suis plus localier et je n'ai jamais été agencier. Nul n'est parfait. Sauf qu'aujourd'hui, l'info venue d'Iran arrive par Twitter, puisque tous les journalistes se sont fait virer du pays. Alors évidemment elle arrive en vrac et en 140 signes maxi. Derrière il faut troier, vérifier, hiérarchiser, analyser. C'est pas un travail de journaliste ça ?
Si, comme le raconte Raphael, un patron de presse décide de ne plus payer plusieurs dizaines de milliers d'euros son abonnement à l'AFP et qu'à la place il embauche des journalistes, va-t-on vraiment y perdre au change ?
Pas sur le contenu. Imaginez un monde où l'AFP n'est plus la source principale de la quasi totalité des médias français. Imaginez des journaux où l'on ne trouverait pas les mêmes sujets, traités avec les mêmes dépêches AFP réécrites. Imaginez les revues de presse sur les radios le matin. Imaginez un monde où l'on achèterait un journal, où l'on consulterait un site pour son contenu. Pour sa différence. Pour son parti pris dans le traitement de l'actualité.
Quoi ? C'était comme ça avant ? Sans blague ? Je suis en train de réinventer le journalisme à papa ?
Ce qui est sûr, c'est que ce métier change. Il a déjà changé avec les quotidiens gratuits, avec le web. Et il est grand temps que les journalistes de la vieille presse (dont je suis) s'en rendent comptent, réfléchissent, débattent.
Parce que jusqu'à il y a peu, la télé faisait la loi. Gavés par TF1, les téléspectateurs gobaient de l'info en buvant des bières. C'est terminé. Pour la génération qui vient, qui est là, la télé n'est plus une référence. Cette génération surfe sur le web et mange bio (enfin pas tous...)
Vive les journalistes bio.

Ps : Ce qui ne répond pas à la question essentielle : vérifier l'info à la source.... J'y reviendrai.

Ps2: Aux trois websurfers paumés qui liraient ce post et ce blog, je l'annonce d'entrée : je ne relis pas, je ne corrige pas. Pas le temps, pas envie. La flemme.